Il a tout quitté pour faire la noce au Brésil

Jonathan, qui s’oriente vers la musique hip-hop rock et la production de vidéos, joue le personnage principal d’un clip publié sur Youtube. Une musique et un message qui assurent.

Un jour, il pète un câble. Il «emprunte» la carte de crédit de son père, quitte sa famille en laissant juste un mot sur la table de la cuisine et prend l’avion jusqu’à l’autre bout du monde. Pour oublier ses difficultés et tout recommencer. «Il», c’est le personnage fictif interprété par Jonathan, 24 ans, dans un clip qui rencontre un joli succès sur Youtube. Intitulé Il y a toujours quelqu’un, ce montage vidéo est une version moderne de la parabole du fils prodigue. Notre «héros» se retrouve au Brésil, à patauger dans les drogues, le sexe, tout ce qu’il trouve pour oublier. La belle vie? Pas tant que ça… «J’en peux plus tellement je souffre, je replonge dans l’enfer, plus rien n’a de sens et mon cas est une urgence», rappe ce jeune homme égaré. La suite de l’histoire est prévisible, mais émouvante et décrite avec brio.

Jonathan et son père, Philippe Decourroux, ont produit ici un clip musicalement excellent, servi par des images prenantes. Surtout, le message laissé est d’une actualité brûlante. Nous avons posé quelques questions à Jonathan.

En quoi l’histoire du fils prodigue est-elle encore actuelle?
Plus qu’à n’importe quelle époque, nous avons affaire à toutes sortes de pièges, de tentations et de séductions. Comme tant d’autres passages de la Bible, l’histoire du fils prodigue s’adapte au contexte actuel.

Observes-tu que beaucoup de gens envoient balader leur foi, leur vie et leurs valeurs et essayent de trouver leur bonheur dans les choses que ce monde propose?
Peu de gens le font d’une façon aussi extrême, mais beaucoup cherchent à fuir les réalités quotidiennes dans une addiction quelconque. Mais tout cela n’apporte pas le vrai bonheur: ces choses vont au mieux permettre d’oublier les problèmes pour un moment, mais ceux-ci seront ensuite encore amplifiés.

La question des relations, des fréquentations et des influences semble aussi importante dans le clip.
Nous avons voulu montrer la différence entre les personnes qui s’intéressent à nous pour profiter de nos biens et celles qui nous tendent la main pour nous aider à nous relever. Il est donc important de discerner à qui nous avons affaire.

Quelle est la conclusion que tu veux laisser?
Dieu est un père qui attend et qui est toujours prêt à nous accueilir malgré tout le mal que nous avons pu faire.


Un tournage dangereux

Jonathan n’a pas toujours fait le malin lors du tournage: «Ce premier clip a été pour moi une expérience marquante. En choisissant une ville du Brésil (Recife) comme lieu de tournage, nous avons pris de gros risques, notamment celui de tourner en pleine nuit dans une favela où même la police ne met pas les pieds. Nous avons vu Dieu agir tout au long de ce projet.»

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